Project Description

Henri Thomas

Les souliers verts
Huile sur toile
Signée en haut à gauche
Dimensions : 61 x 76 cm
Avec cadre : 77 x 90 cm
Prix: sur demande

 
Elève de l’académie de Bruxelles, il expose au Cercle Artistique en 1906, 1909 et 1921 et à la Société Nationale des Beaux-Arts de 1906 à 1910. L’artiste exerce son métier entre Bruxelles et Paris, dans le prolongement de ce que de précédents confrères (Odilon Redon, Felicien Rops, entre autres) avaient entrepris : ouvrir et faire prospérer l’axe entre les deux capitales. Sa carrière est longue et son art reconnu ; il est collectionné en Europe par les musées et les collectionneurs privés. 
 
Outre ses qualités de peintre et de sculpteur, on lui connait une activité d’aquafortiste. Il illustre « La Toison de Phryné » écrit par Théodore Hannon (1913) et la réédition de 1925 des « Diaboliques »  de Barbey d’Aurevilly. Il peint l’univers et les déboires des bourgeois pris au piège dans le cirque nocturne des nuits parisiennes et montmartroises. Par la suite, il dépeint l’atmosphère mondaine des intérieurs des années 20. Les femmes se parent de bijoux et s’entourent d’étoffes soyeuses. 
 
Le présent tableau représente l’une de ses modèles favoris. Le ton est coquet, plaisant au premier coup d’œil, délicatement effronté et érotique au second. Le peintre se plaît à envelopper sa dame dans un cocon de tissus délicats. Les tons satinés et transparents font échos à la peau d’albâtre du modèle. L’étude s’inspire du nu académique classique et neutre pour le porter à l’aube de l’anecdote et de la narration. Une dame, alors qu’elle se rhabille, se penche par dessus le lit pour récupérer son soulier d’intérieur. Son air est réjouit, sa mine fraiche et rose. Le ton est à l’image des Fragonard du XVIIIème, il célèbre la joie des plaisirs et la célébration de la vie.
 

Musées :

• Musée des beaux-arts de Bruxelles, de Bruges, de Liège et de Barcelone. 

Bibliographie : 

• Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, t. X, Librairie Gründ, rééd. 1976, p. 154