Project Description

Claudius Denis

« Les trois grâces » – Circa 1910
Huile sur toile
Signée en bas à gauche
Dimensions : 55 x 33 cm
Avec cadre: 66 x 45 cm
VENDU

Claudius Denis nous livre une charmante scène d’une grande fraicheur. Trois élégantes aux silhouettes élancées et aux tenues printanières sont en grande discussion devant la grille d’un jardin.Le peintre accorde de l’importance aux détails de leurs vêtements et de leurs accessoires; un charmant petit sac travaillé, un boa, leurs trois chapeaux aux designs différents.
Le détail des tenues nous permet de situer la scène entre 1900 et 1914.
La scène nous évoque la représentation mythologique des “trois Grâces” incarnant respectivement la joie, le charme et la beauté; si souvent représentée dans l’art.

Peintre et graveur lyonnais, Claudius Denis passe son enfance dans l’ atelier de ses parents, tisserands soyeux à Lyon.
Décidant de se consacrer à la peinture, il doit se débrouiller. Il travaille tout d’abord chez un marchand de peinture puis il commence à suivre des cours de dessin dans un atelier avant de rentrer à l’école des Beaux-arts de Lyon.
Après son service militaire dans les chasseurs alpins, il quitte Lyon pour Paris où il suit les cours de l’Ecole des Beaux-arts et vit de petits boulots.
Il y rencontre sa femme Elise avec qui il a un fils. Ils mènent une vie de Bohème.
Mobilisé et fait prisonnier pendant la guerre, il a beaucoup dessiné et rapporte de nombreux dessins et croquis qu’il fera gravés.
Fin 1917, ils s’installe dans un atelier dans le 15ème arrondissement. Ils y vivent de façon plus aisée grâce à la vente des dessins et eaux fortes sur la guerre.
Après 1920 et la naissance de sa fille, il passe un concours pour être professeur de dessin dans les écoles de la Ville de Paris. Il a un poste à l’école des Arts Appliqués à l’ Industrie, pour enseigner « la fleur » qui est sa spécialité même si il a peint beaucoup d’autres genres.
Il a trois après midi de cours, ce qui lui laissait du temps libre pour peindre. C’est à cette époque qu’il commence à faire des dessins pour le papier peint et le tissus des robes. Vers 1927, il trouve un fabricant de tissus de robe qui lui prend régulièrement des dessins, lui assurant un salaire mensuel régulier.

Il expose ses toiles de façon bi-annuel à la galerie Georges Petit à Paris.

Il aimait son métier et était très actif mais gagner de l’argent lui importait peu. Chaque fois qu’il le pouvait, il s’échappait de Paris pour la campagne, dans sa maison située à Hauterive, dans l’Yonne ou il y cultivait des fleurs de toutes sortes dans un désordre artistique; il y passait son temps, heureux.

http://claudius.denis.free.fr