Joséphine Sarrazin de Belmont (1790 – 1870)
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Joséphine Sarrazin de Belmont (1790 – 1870)

Joséphine Sarrazin de Belmont (1790 – 1870)

Ruines italiennes, 1853

 

Huile sur panneau

Avec cadre  : 35 x 42 cm

Monogrammée « SDB » et daté « 1853 » sur le coin inférieur droit

 

 

Le paysage évoque la lumière de l’Italie, dont les rayons jaunes et orange effleurent la pierre antique. Les arcs romains rythment le paysage, ils ouvrent la perspective sur la montagne, légèrement plus claire pour souligner la distance entre le premier plan et le dernier plan. Une jeune mère et sa fille s’amusent avec le chien, dont la silhouette élancée, capturée dans son élan, donne de la dynamique au premier plan. 

 

 

Joséphine Sarrazin de Belmont est une paysagiste d’une grande sensibilité. Elle est l’élève favorite du maître paysagiste Henri de Valenciennes dont l’atelier est ouvert aux femmes. Elle pratique la peinture à l’huile en « plein air » sur de petits formats facilement transportables. Grande voyageuse, elle découvre l’Allemagne et l’Italie.

Elle rapporte une grande quantité d’esquisses et de dessins de ses premiers voyages en Italie. C’est l’une des premières artistes à peindre la forêt de Fontainebleau, la Bretagne et les Pyrénées.

 

Sa carrière est longue, elle expose aux Salons de 1812 à 1868. Elle reçoit le soutien de personnalités d’importance comme l’impératrice Joséphine. La Duchesse de Berry collectionne ses peintures de voyage, elle douze de ses vues d’Italie. Son atelier parisien du quartier Saint Germain est fréquenté par les plus grands artistes du temps, dont Jean-Baptiste Ingres et Jean Gros.

 

Joséphine Sarrazin de Belmont occupe une position charnière entre la tradition du paysage classique et la naissance du paysage en plein air. Elle renonce à l’anecdote mythologique ou romanesque au profit de paysages animés de personnages de la vie quotidienne pris à leur occupation. La composition, la lumière douce dorée et l’attention aux détails de ce tableau témoignent de sa fidélité au paysage classique. L’artiste a cherché les vues panoramiques qui agrandissent l’espace. 

 

 

Bibliographie : 

. Gérard Schurr, Pierre Cabane, Dictionnaire des petits maîtres de la peinture, 1820-1920, t. II, Paris, Éditions de l’Amateur, 1996.

. Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres paysagistes français du XIXe siècle, Neuchâtel (Suisse), Editions Ides et Calendes, 1985, p. 313

 

Musées :

. Musée du Louvre, Angers, Montauban, Nantes, Toulouse. Dresde, Hanovre, Munich en Allemagne. Metropolitan Museum de New York, National Gallery of Art of Washington aux Etats-Unis. 

Category

XIXe siècle

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