Lucien Simon

Lucien Simon nous livre ici un nu sensuel à la touche moderne et sculpturale.

Huile sur toile
Signée en bas à gauche
Dimensions : 60,5 x 92 cm
Avec cadre : 74 x 105 cm
Ancienne étiquette avec numéro d’exposition au dos
Nous avons retrouvé un dessin préparatoire représentant le même modèle
Prix : 5500 euros

Le peintre et son modèle, par Lucien Simon

Son jeune modèle, à la longue chevelure blonde vénitienne, prend la pose. Allongée sur le côté, elle repose sur une étoffe bleue au drapé structuré. La touche est enlevée et sculpturale.

Lucien Simon est un artiste sensible, indépendant des modes

Lucien Simon est connu comme peintre de scène de genre, ses portraits, ses nus, ses sujets seront les figures et les silhouettes de sa vie familiale et son quotidien en Bretagne.
Il a su conserver son indépendance artistique, son style particulier au milieu des nouveaux mouvements de son temps.

Biographie

Lucien Simon, né à Paris dans une famille bourgeoise parisienne et mort à Sainte-Marine est un peintre, aquarelliste, dessinateur et lithographe français. Son père est docteur en médecine dans le quartier de Saint-Sulpice, sa mère est issue d’une famille de commerçants et de juristes.

Lucien Simon est resté libre des courants artistiques de son époque. Il n’est pas exactement un impressionniste et tourne le dos au cubisme et au mouvement dada qui bouleversent la tradition picturale.

Il sera influencé par trois grands maitres.

Édouard Manet l’inspire pour ses sujets tirés de la vie quotidienne, pour sa peinture de nus et pour son utilisation de couleurs franches.

De Diego Velasquez, il retient les portraits individuels et la peinture de la condition humaine et de Franz Hals, ses portraits de groupes de personnes.

Formation

Il fait ses études à Paris au lycée Louis-le-Grand et prépare l’École polytechnique après son baccalauréat tout en maniant crayons et pinceaux. Pendant son service militaire, il se lie d’amitié avec le peintre George Desvallières. Il entre à l’atelier de Jules Didier. De 1880 à 1883, il suit les cours de Tony Robert-Fleury et de William Bouguereau à l’Académie Julian.

Carrière artistique

Lucien Simon débute au Salon des artistes français de 1881 et expose au Salon de la Société nationale des Beaux-arts. En 1884, son Portrait de Mme Ch. Simon obtient une mention honorable au Salon des artistes français. Il acquiert une notoriété auprès de la société parisienne.

Au cours d’un voyage aux Pays-Bas, il est influencé par les œuvres de Franz Hals, mais lui-même se considère comme un peintre autodidacte. « C’est à l’école mutuelle de l’atelier Julian que Simon dit avoir appris le meilleur de la technique indispensable, avec George Desvallières, Ménard et Dinet ». En 1890, il rejoint la Société nationale des Beaux-arts, lassés de l’autoritarisme académique du Salon des artistes français. Lucien Simon vend ses premières toiles à des collectionneurs étrangers, puis à l’État à partir de 1895.

En 1891, il épouse Jeanne Dauchez, sœur du peintre breton André Dauchez, elle-même peintre. Cette même année 1891, il rencontre Charles Cottet. C’est à cette époque que Lucien Simon découvre la Bretagne. Il y achète un sémaphore désaffecté à Sainte-Marine qu’il aménage en maison de vacances pour sa famille et en atelier de peinture en 1902. Il y séjourne régulièrement, plusieurs mois par an .

La vie de famille sera pour lui une source d’inspiration, qu’il s’agisse des portraits de sa femme, de ses enfants ou petits-enfants, de scènes de jeux.

Lucien Simon se passionne pour la Bretagne, et principalement pour le Pays Bigouden (Finistère), ce qui lui vaudra son surnom de « Peintre du pays Bigouden ». dans le sémaphore qu’il y a acheté. Il observe et peint les Bretons et les Bigoudens, qu’il voit à la messe, dans les fêtes religieuses, à la fête foraine, sur le port ou dans les champs derrière sa maison. Lucien Simon peint les paysages bretons et des scènes de la vie quotidienne

En juin 1899, il rejoint la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs, avec une première exposition collective à la galerie Georges Petit à Paris en mars 1900.

Les années 1900-1920 marquent l’apogée de la carrière de Lucien Simon. Sa renommée l’amène à beaucoup voyager et il participe à plusieurs expositions internationales (Londres, Venise, Pittsburgh).

L’État lui achète des toiles (La Procession, 1901, Paris, musée d’Orsay), tout comme des musées japonais, européens et américains et des collectionneurs étrangers renommés (les Russes Ivan Morozov et Sergueï Chtchoukine). Le musée du Prado lui achète La Leçon de danse. En 1900, Lucien Simon obtient la médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris et est nommé chevalier de la Légion d’honneur. En 1911, il est promu officier du même ordre.

Il fait partie, avec Charles Cottet, Émile-René Ménard, André Dauchez et René-Xavier Prinet, du groupe des peintres surnommé « La Bande noire » par la critique, sans doute par opposition aux toiles claires des impressionnistes.

En 1917, il est envoyé sur le front pour dessiner les scènes de guerre.

Dans les premières années de l’entre-deux-guerres, il s’éloigne des thèmes contemporains pour s’inspirer de l’Antiquité avec des sujets comme Nausicaa à la fontaine.

Après la Première Guerre mondiale, Lucien Simon est un peintre reconnu qui peint les foules des pardons et des bals populaires avec une palette de plus en plus colorée.

En 1923, Lucien Simon est nommé professeur à l’École des Beaux-arts de Paris. Il est élu à l’Académie des Beaux-arts le 5 mars 1927 et l’année suivante devient membre du conseil supérieur des musées nationaux.

en 1933 on le nomme peintre officiel de la Marine. Il est également professeur à l’Académie de la Grande Chaumière. L’État lui commande plusieurs œuvres.

Il réduit ses apparitions officielles à partir des années 1930. Il s’implique encore dans la création de la Casa de Velázquez de Madrid, inaugurée en 1929. En 1931, il prononce à Buenos Aires plusieurs conférences sur la peinture contemporaine française. En 1937, il obtient le grand prix de l’Exposition universelle de Paris pour ses panneaux décoratifs du pavillon du Luxembourg : La Procession dansante à Echternach, La Sûre et La Moselle.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se retire à Sainte-Marine où il se consacre pleinement à des sujets bretons. Il peint les paysages de l’Odet, la vie quotidienne des marins et des paysans.

Lucien Simon meurt le 13 octobre 1945 à Sainte-Marine. Il est enterré au cimetière de Combrit, dans le Finistère.

Une Association Lucien Simon a été créée en juin 2010 par Dominique Boyer, petit-fils du peintre.

Ses œuvres sont dispersées dans le monde : musées de Boston et de Philadelphie aux États-Unis, musée des Beaux-Arts de Buenos Aires, collections privées au Japon (collection Matsukata), musées européens. En France, plusieurs musées conservent des toiles de Lucien Simon : le musée d’Orsay à Paris, dans les salles consacrées aux peintres de la Bande noire, ainsi que certains musées bretons, comme le musée des Beaux-Arts de Quimper.

Musées

France

• Paris, Musée d’Orsay; Palais du Luxembourg; Petit Palais

• Brest, musée des Beaux-Arts

• Île-Tudy, salle de bal : peintures décoratives, 1898.

• Loctudy, manoir de Kerazan, fondation Astor :

• Combrit – Sainte-Marine

• Lyon, musée des Beaux-Arts

• Nantes, musée des Beaux-Arts Paris :

• Pau, musée des Beaux-Arts :

• Quimper, musée des Beaux-Arts

• Rennes, musée des Beaux-Arts

Espagne

• Madrid, musée Reina Sofía

Etats Unis

• Philadelphie, Philadelphia Museum of Art

• Pittsburgh, Carnegie Institute

Hongrie

• Budapest, musée des Beaux-Arts

Roumanie

• Bucarest, musée national d’Art de Roumanie

Russie

• Moscou, musée Pouchkine

• Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage

Suède

• Stockholm, Nationalmuseum

Source

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Simon