Jean Laurent Buffet Challié
Un paysage de neige du Jura par le peintre Jean Laurent Buffet Challié. Une peinture post-impressionniste, à la touche moderne, légère et onctueuse.
Huile sur toile
Signée en bas à droite
Dimensions : 67 x 74 cm
Avec cadre : 80 x 94 cm
Prix : 3900 euros
« Plus elle est sauvage, écrit-il, plus elle est déserte, moins je me sens perdu » Jean Challié.
Jean Laurent Buffet Challié, un peintre à la quête du juste et de l’essentiel épris de nature et de liberté.
Allergique aux théories, il s’oriente très vite vers une représentation plus émotive qu’intellectuelle et considère, à l’instar de Derain, que la culture serait plutôt « un véritable danger pour l’art ». Il a un amour de la liberté, du non-conformisme.
Avec ce paysage du jura, cher à son coeur, Jean Challié ne cherche pas à séduire mais plutôt la justesse de l’émotion et l’authenticité face à ce paysage qui le touche.
Courbet disait : ‘ J’ai un pays et je le peins ‘. Il en sera de même de Jean Chaillé qui peint les scènes de travaux des champs, les forêts, les paysages de neige et la vie familiale dans le jura.
Les paysages de neige et l’art ; ici un paysage de neige du Jura authentique alliant légèreté de la touche et onctuosité de la pâte.
Les artistes ont longtemps été fascinés par la beauté de l’hiver, cette saison qui recouvre tout de son manteau blanc et qui semble figer le temps. Les impressionnistes aimaient particulièrement peindre cette matière, qui leur permettait de travailler le jeu de lumière et la réflexion dans la neige.
Ici le paysage est vide de toute présence humaine. Nous sommes plongés dans ce paysage troid, pur et silencieux. Une trouée de ciel bleu dans le ciel nuageux vient illuminer par endroits le manteau neigeux. Sa touche est d’une grande modernité à la fois légère et onctueuse.
Biographie
Jean -laurent Buffet-Challié est né à Echenoz la Méline en Haute-Saône. Issu d’une famille de la bourgeoisie, son père était jurassien et sa mère parisienne. Ils habitent à Paris mais viennent fréquemment en vacances à Etival, petit village du Haut-Jura.
Chaque été, à partir de 1884, la famille se retrouve dans l’ancienne demeure familiale, mi-ferme, mi-manoir. De la terrasse derrière la maison, la vue s’étend sur des pâturages parsemés de troupeaux et de champs cultivés avec au-delà, le rassurant horizon jurassien couvert de hêtres et de sapins. Pour les enfants, c’est le bonheur, la liberté retrouvée; une liberté dont Jean conservera toujours le goût. Un monde de sensations qui va s’inscrire dans la mémoire d’un petit garçon de quatre ans, imprégnant son imagination, sa sensibilité et influençant ses futures peintures.
Formation
Au fil des années, ses parents doivent bien se rendre à l’évidence Jean n’a pas le goût des études traditionnelles ni celui de la carrière militaire, comme son père le souhaitait. Dès l’adolescence, l’art est sa raison de vivre, rien ne le détournera de la voie tracée.
A 17 ans, il suit les cours à l’atelier Gérôme avec Fernand Léger. Il dessine avec Picasso et Fernand Léger au cirque Médrano.
Il commence à recevoir des mentions et des prix à partir de 1900.
Il s’installe à la villa des arts à Paris en 1904 et devient l’ami de Raoul Dufy avec lequel il va peindre et dessiner à Montmartre.
De 1903 à 1909, il refuse les manifestations artistiques. Il dira en 1907 : « La plus grande erreur dans les Arts, c’est de croire à des sphères trop élevées pour le profane ».
En 1904, il s’installe à la Villa des Arts à Paris et rencontre Picabia qui deviendra son beau-frère.
1909 marque son retour au Salon des indépendants, au Salon d’automne et dans les galeries…
D’abord post- impressionniste de 1903 à 1907, il aborde une période fauve de 1908 à 1910. La dernière période de sa vie de 1910 à 1943 est essentiellement intimiste.
Il est mobilisé en Mars 1914. Gazé en 1915, il est réformé en 1917. Il s’installe alors avec sa famille à Etival. et peint des scènes de travaux des champs, de forêts, de neige et de vie familiale.
En 1920, il retourne à Paris et reprend les expositions.
En 1939 à la guerre il regagne le Jura. En 1942 il revient dans son atelier parisien et participe à une dernière exposition.
Il meurt en 1943 de complications pulmonaires à la suite d’une grippe.
Tout au long de sa carrière de peintre, il exposera aux côtés des plus grands: Picasso, Bonnard, Denis, Valloton, Valtat, Camoin, Vuillard.
Madame Laurence Buffet-Challié a publié la monographie consacrée à son père Jean Challié, elle lui a valu le prix Lucien Febvre 2005
Source
https://racinescomtoises.net/index?/category/3171-jean_challie_1880_1943
http://deartibussequanis.fr/xx/challie.php










