Augustin Carrera

La fenaison, circa 1910. Un paysage provençal ensoleillé par Augustin Carrera. Une écriture moderne à la touche structurée et aux couleurs fauves.

Huile sur panneau
Porte le cachet de l’atelier au dos.
Dimensions : 54 x 65 cm
Avec cadre : 80 x 91 cm
Prix :15 000

Augustin Carrera, un peintre talentueux, lumineux et un coloriste hors pair

L’influence du fauvisme qui vient de s’éteindre; des formes simplifiées, cloisonnées par des contours très marqués, et l’audace dans les recherches chromatiques.
Augustin Carrera accorde une importance toute particulière à la lumière et à l’harmonie des tonalités. Dans notre oeuvre, des touches de couleurs plus vives, orange, bleu violines, jaunes et rouge pourpre intelligemment disséminées dans la toile, viennent apporter du contraste à cette scène de fenaison à l’harmonie pastel.

Une fenaison heureuse aux senteurs et à la lumière provençale

La fenaison est un thème récurrent en peinture .
La scène se déroule au début de l’été, en juin ou juillet. Protègés du soleil par des chapeaux de paille, un paysan et deux paysannes sont occupés à couper et à récolter le foin. Une charrette tirée par deux ânes attendent la charge. À l’arrière-plan, on aperçoit un village et les montagnes dans le lointain.
Les figures humaines et la nature apparaissent parfaitement en harmonie et un sentiment de tranquillité domine.

« Carrera a trouvé le moyen dans sa peinture d’assembler la hardiesse du coloriste l’exquise finesse de l’atmosphère. »Bourdelle.

Biographie

Augustin Émile Benoit Carrera est un peintre de nationalité française d’origine espagnole né à Madrid et mort à Paris.
Il suivit, enfant, ses parents venus s’installer à Marseille pour y exercer leur métier d’artisan en espadrilles.

Doué pour le dessin dès son plus jeune âge, il ne tarda pas à intégrer l’école des Beaux Arts de Marseille puis les Beaux-Arts de Paris où il devient l’élève de Léon Bonnat.

Dans les galeries et musées, Carrera observe et s’imprègne des œuvres de Cézanne, Gauguin ou encore Seurat. Cependant ce sont Degas, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Monet et Pissaro qui auront la plus grande influence sur son travail.

A partir de 1904, Il expose aux Salons des Artistes Français, aux Artistes Indépendants et aux Tuileries. Il y envoie des nus, des portraits, des fleurs, des paysages et des vues de ports. C’est dans ses vues méridionales qu’il se montre le plus fougueusement coloriste. Carrera étonne par la vivacité de sa palette, faite de tonalités violentes et audacieuses, fauves en quelque sorte.

En 1912 l’artiste bénéficie de la Bourse d’Indochine. Carrera réside en Extrême-Orient durant huit mois et rapporte des compositions aux sujets inédits. Le roi du Cambodge lui confie alors la réalisation de panneaux monumentaux pour son palais.

Lors d’un voyage en Espagne dans les années qui suivent, Carrera a une révélation lorsqu’il découvre les œuvres du Greco et de Velasquez.

A son retour, il part s’installer à Paris, dans le centre artistique du quartier de Montparnasse.
Il noue des liens avec l’homme politique, collectionneur et ami des peintres, Albert Sarraut qui fait figurer les toiles de l’artiste dans sa collection, au milieu des plus grands.

Le critique d’art François Thiébault-Sisson qui le suit assidument lui permet d’affirmer encore une notoriété, déjà acquise lors d’expositions à la galerie Druet ainsi qu’à la galerie Georges Petit.

Les œuvres de Carrera deviennent très prisées des collectionneurs

Augustin Carrera est un être au caractère entier, fier et emprunt de liberté mais son esprit d’indépendance ne l’empêcha pas d’exécuter de nombreuses commandes de l’état

Fasciné par le théâtre, il fréquente de nombreux établissements et se voit confier la réalisation des décors de l’Opéra de Marseille en 1924.

Carrera est sacré chevalier de la Légion d’honneur en 1920 et officier en 1928.

Bibliographie

• René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 243

• Bénézit, 1961

• Camille Rouvier, Augustin Carrera: (1878-1952), 1962

• Gérald Schurr, 1820-1920, les petits maîtres de la peinture:

• Valeur de demain, 1982, p. 58

Musées

Paris : centre Pompidou, musée du Luxembourg

Source

https://aaa-dijon.fr/le-fauvisme-hymne-a-la-couleur/

https://www.hauteprovenceinfo.com/actualite-41706-sisteron-exposition-d-augustin-carrera