Jean Pezous (1815 – 1885)
22393
portfolio_page-template-default,single,single-portfolio_page,postid-22393,stockholm-core-1.1,select-child-theme-ver-1.1,select-theme-ver-5.2.1,ajax_fade,page_not_loaded,popup-menu-fade,wpb-js-composer js-comp-ver-6.0.5,vc_responsive
Title Image

Jean Pezous (1815 – 1885)

Jean Pezous (1815 – 1885)

 

 

 

Le Jeu du Tonneau, 1859 

 

 

Huile sur panneau d’acajou
Signée et dédicacée
« à monsieur Salasc » en bas à droite 

vendu

 

Dimensions : 26 x 41 cm

Avec cadre : 46,5 x 61 cm 

 

 

Si l’on connaît des peintres grandiloquents, qui favorisent les sujets d’histoire, de chasse et de mythes, Jean Pezous, quant à lui, est un peintre de la tranquillité bourgeoise et de la vie de campagne.

 

Il a peint des sujets populaires (comme le thème d’Arlequin et des bals de musette…), Le Jeu de Tonneau en fait parti. La scène se tient à l’extérieur d’une auberge. Quelques personnes sont attablées, une serveuse s’affaire sur le pas de la porte, une enfant joue. De jeunes gens sont rassemblés dans l’atmosphère conviviale du jeu. Ils s’amusent au « jeu du tonneau », dit aussi « jeu de la grenouille ».

 

Le but du jeu est de marquer le maximum de points, en lançant huit palets (ou pierre), dans les différents trous du plateau de jeu, chacun correspond un casier avec un nombre de points. Le caractère sensible du peintre transparait dans cette scène, placée sous le signe de l’amical et du plaisant. Coloriste, l’artiste nuance les tons et suggère la lumière par des touches spontanées et une palette raffinée.  

 

Né à Toulon, Jean Pezous entre à quinze ans dans l’atelier de la Marine dirigé par Sénéquier, et reçoit l’enseignement de Cordouan auprès duquel il réalise ses premiers paysages. Il arrive à Paris dès 1933 grâce à son protecteur, monsieur Dupont, ami des arts toulonnais, et étudie aux Beaux-Arts de Paris sous la direction d’Orsel.

 

L’année suivante, Dupont rappelle le peintre à sa ville natale pour qu’il exécute deux tableaux. Après sa courte parenthèse toulonnaise, il repart pour Paris la même année, en 1934. Fils unique, il perd ses parents à vingt ans et ne retourne plus dans le midi après leur décès. Le peintre s’installe en Sologne après 1848.

 

Son caractère contemplatif l’amène à peindre des paysages dans l’idée de Corot (1796-1875) dont il reçoit l’enseignement entre 1870 et 1874. Porté sur le sentiment de la peinture plutôt que sur la valeur marchande de l’art, l’artiste, comparé au célèbre Meissonier (1915-1898) de son vivant, est à la recherche de la poésie. Quelques anecdotes démontrent que son esprit libre et désintéressé l’a empêché de donner un prix à son tableau que le directeur d’un Salon convoitait.  

 

 

 

 

Bibliographie : 

. Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres paysagistes français du XIXème siècle, Neuchâtel, éd. Ides et Calendes, 1985, p. 282

. Gérard Schurr, Pierre Cabane, Dictionnaire des petits maîtres de la peinture, 1820-1920, t. II, Paris, Les Editions de l’amateur, 1996, p. 288-289. 

 

 

Musées : 

. Portrait du mime Debureau, n.d., musée Carnavalet, Paris

. Exposé au musée de Toulon et au musée des Augustins de Toulouse. 

. Décoration d’une chapelle de l’église Notre-Dame-de-Lorette, Paris. 

Category

Archives

..

EnglishFrench