Jean Marchand (1883-1940)
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Jean Marchand (1883-1940)

Jean Marchand (1883-1940)

 

« Nature morte à la cruche », 1912

 

Huile sur toile, dimensions : 54 x 42 cm

 

L’artiste nous délivre ici une nature morte cubiste, solide et austère, que les anglais reconnaitront comme les principales qualités de la tradition française, de Poussin à Cézanne. La cruche en terre cuite est un motif récurrent, qu’il reprend au dos de son plus célèbre autoportrait. Le tableau présente un verso, il figure une vue des quais de Seine et du Pont Marie peinte de la fenêtre de son atelier de l’Isle -Saint -Louis autour de 1910.

 

Nous remercions Mr Michel Charzat, auteur du livre « la Jeune peinture française 1910-1940» pour ses indications concernant le lieu et la date du verso de l’oeuvre.

 

 

Jean Marchand est un peintre de l’aventure des avant-gardes. Il est du Cubisme des Salons, préfigure le Futurisme. Dès 1910, le public et la critique s’interrogent. Faut-il placer Marchand chez les fauves d’hier ou chez les cubistes de demain ? Apollinaire, dans Les peintres cubistes de 1913, classe l’artiste dans le « cubisme physique ».

 

Âgé de dix-huit ans, Jean Marchand quitte sa famille pour apprendre la peinture. Il rejoint l’atelier de Jean Bonnat et de Luc-Olivier Merson aux Beaux-Arts de Paris. Déçu de l’apprentissage académique, il décide d’être à lui-même son propre maître.

 

Il expose au Salon des Indépendants en 1908, décroche une bourse du département de la Seine en 1910, quitte sa mansarde de l’ile Saint-Louis et investit l’ancien atelier de Renoir à Montmartre. Il fréquente les Lhote et les Dufy à Orgeval. Avec Sonia Lewitska, peintre décorative, il voyage en Ukraine, à Varsovie et à Moscou.

 

En 1912, il expose au Salon de la section d’or, exposition majeure dans l’histoire de la construction du Cubisme. En 1915, il présente ses toiles à la Carfax Gallery de Londres. Roger Fry, du groupe de Bloomsbury, l’expose à Londres pour sa seconde exposition sur les artistes postimpressionistes. Il travaille avec le groupe comme illustrateur et peintre.

 

Bibliographie : 

. Michel Charzat, « La jeune peinture française, 1910 – 1940, une époque, un art de vivre », Paris, Hazan, 2010, p. 166-173.

. Conservation anglaise, « Le groupe de Bloomsbury », Paris, Gallimard, 2009, p. 145-249

 

Musées : 

. À Paris : Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. À Londres : Tate Gallery (quatre tableaux). En France : Lyon, musée des Hospices civils de Lyon ; Marseille, musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (mucem) ; Villeneuve-d’Ascq, musée d’art moderne Lille Métropole ; Troyes, musée d’art moderne ; Grenoble, musée de Grenoble ; Céret, musée d’art moderne ; Besançon, musée des beaux-arts et d’archéologie ; Saint-Tropez, musée de l’Annonciade.

 

Category

XXe siècle

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