Frédéric Samuel Cordey (1854 – 1911)
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Frédéric Samuel Cordey (1854 – 1911)

Frédéric Samuel Cordey (1854 – 1911)

(Né et décédé à Paris)

 

 

Portrait d’homme, daté 1895

 

Huile sur toile

Signée et datée, en bas à droite

Dimensions : 55 x 46 cm

Avec cadre : 78 x 71 cm 

 

 

Pour cette peinture, l’artiste quitte le paysage pour peindre un portait d’homme. S’il change de genre pictural, il ne délaisse pas sa touche par laquelle il s’est rendu célèbre. Paysagiste de l’école libre du paysage du XIXème siècle, il fait vibrer la couleur par la juxtaposition de touches hachurées. Ici, son style sert son sujet. Il représente un homme à l’expression pleine de vivacité.

 

Ses yeux, dessinés d’un trait, sont encadrés par sa mâchoire carrée, son nez allongé et son front dégagé. Le peintre pare son sujet d’habits simples : l’idée n’est pas de détailler le tissu, mais de le vêtir d’un camaïeu de violet et de prune. Une fois encore, Frédéric Samuel Cordey s’affirme comme tenant de la couleur et du dessin.

 

 

Frédéric Samuel Cordey évolue avec les impressionnistes, il présente quatre tableaux avec le groupe pour la quatrième exposition impressionniste en 1877.

 

Elève d’Isodor Pils et de Gustave Boulanger à l’école des Beaux-Arts de Paris, il fait parti du groupe (Monet, Renoir, Pissarro, Sisley) qui se rebelle contre l’enseignement académique pour suivre la voie de l’Impressionnisme. 

 

L’artiste participe au salon d’Automne dès 1903. Il n’expose que rarement et les critiques d’art sont élogieux à son sujet. Une exposition rétrospective a lieu à la galerie Choiseul à Paris en 1913. Sa fortune lui permet de travailler selon ses propres aspirations sans dépendre de la critique et de l’aide des marchands.

 

Apprécié de Gustave Caillebotte et particulièrement lié à Auguste Renoir, il  est figuré dans plusieurs tableaux de l’artiste, dont le « Bal du moulin de la galette ». Renoir l’a également représenté dans La Conversation, aux côtés du modèle, Marguerite Legrand, dite « Margot » , un tableau que l’on retrouve au National Museum de Stockholm. 

Paysagiste attentif, il se plait à dépeindre la nature environnante ; Si la campagne auxerroise est l’un des lieux de prédilection du peintre, il séjourne non loin de Camille Pissarro à Neuville-sur-Oise ainsi qu’à Eragny-sur-Oise.

 

 

Bibliographie : 

. Article d’Adolphe Thalasso, « Exposition F.-S. Cordey », in L’Art et les artistes, revue mensuelle d’art ancien et moderne, oct. 1913-3 févr. 1914, p. 237

. André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre au XIXème et XXème siècles

. Cat. d’exp. Christophe Duvivier, Les peintres et l’Oise, les peintres-graveurs de la Vallée de l’Oise, [exposition « Les peintres et l’Oise, les peintres-graveurs de la Vallée de l’Oise », Pontoise, Musée Tavet-Delacour, du 26 févr. au 23 sept. 2007], Pontoise éd. du musée, 2007

. Sophie Monneret, L’Impressionnisme et son époque, Paris, Robert Laffont, 1987

 

Musées : 

. Madame Cordey faisant de la tapisserie,  1879, Paris, musée d’Orsay.

. Plat de pêches, 1906, Nevers, préfecture de la Nièvre.

Category

XIXe siècle

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