François Frantisek Eberl (1887 – 1962)
L'amoureux. Huile sur carton signée en haut à droite. Dimensions : 20 x 16 cm François Eberl est né à Prague en 1887 d’une famille de la bourgeoisie de la ville, d’origine suédoise et française. Toute sa vie, l'artiste n’aura de cesse de peindre la vie parisienne du folklore, de ses vitrines lumineuses jusqu’aux ruelles de sa misère. Comme Toulouse-Lautrec, il voulait représenter toutes les femmes, qu’Arsène Alexandre, critique, appelle ses « Joconde de trottoirs ».
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François Frantisek Eberl (1887 – 1962)

François Frantisek Eberl (1887 – 1962)

L’amoureux

Huile sur carton signée en haut à droite

Dimensions : 20 x 16 cm

 

 

François Eberl est né à Prague en 1887 d’une famille de la bourgeoisie de la ville, d’origine suédoise et française. Toute sa vie, l’artiste n’aura de cesse de peindre la vie parisienne du folklore, de ses vitrines lumineuses jusqu’aux ruelles de sa misère. Comme Toulouse-Lautrec, il voulait représenter toutes les femmes, qu’Arsène Alexandre, critique, appelle ses « Joconde de trottoirs ». Il donne du charisme, de l’élégance et de la nostalgie aux prostituées, leurs yeux noirs rappellent ceux de Marie Laurencin (célèbre peintre français, ami de Modgliani et d’Eberl).

 

Après des études aux Beaux-Arts de Prague en 1905, il voyage en Europe (Munich, Amsterdam, Stockholm), puis s’installe à Paris dans le quartier de Montparnasse en 1911. À Paris, le jeune artiste expose rapidement les plus célèbres Salons parisiens. En 1919, il séjourne à Montmartre et rencontre les peintres de Bohème : Pablo Picasso, Maurice Vlaminck et Amedeo Modigliani. Il entretient une amitié avec chacun d’eux. Son art est promu par le cercle critique de Montmartre de Francis Carco, François Dorgelès et Pierre Mac Orlan.

 

Dans les années 20, la carrière d’Eberl prend un tournant décisif. Il est montré et demandé, la marchande et galeriste Berthe Weil l’expose. Il devient membre du Salon des Artistes Indépendants, est admis à la loge franc-maçonne Thélème qu’il décore des années plus tard, en 1956. Il acquiert la nationalité française vers 1920, est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1928.

 

Eberl dépasse les limites de son métier de peintre : il organise quelques expositions (« L’art français », Stockholm) et soutient ses amis en les mettant en lien avec des collectionneurs internationaux. Le glamour des années 20 gagne son rythme de vie, le peintre compte parmi la communauté chic et excentrique parisienne. Eberl s’entoure d’animaux exotiques (un lion, un crocodile), il conduit et gagne des courses pour Bugatti. C’est à cette époque qu’il établit sa seconde résidence à Monaco.

 

La guerre sonne au cœur de l’Europe ; Eberl lutte de sa nature contestataire de peintre, peint « Kulturkampf » pour dénoncer le régime nazi, se retire à Monaco et entre dans la Résistance. Il ne retourne à son atelier parisien qu’à la fin de la guerre, se remarie et se réinstalle dans le quotidien bourgeois qu’il partage entre Paris et Monaco. Il s’active dans la principauté monégasque, organise des expositions, co-fonde un Salon en 1954.

 

 

Musées : Le peintre décède dans son atelier en 1962. Il est apprécié et collectionné dans le monde entier. Ses peintures ont été exposées dans de nombreuses expositions : musée des beaux-arts de Montréal, pour « De Caillebotte à Picasso » en 2006 ; une exposition personnelle du musée de Montmartre en 1987 et en 2002 ; à Bergame, Italie pour « Les artistes des Salons parisiens 1850-1950 ».

Bibliographie : Jean-Daniel Maublanc (préface de Louis Parrot), Perspectives Marcel Lemar, François Eberl, Marcel Roche, Jacques Villon,Charles Kvapil, Charles Jacquemot, Pierre Bach, Julie Winterová-Mezerová, Paris, Éditions G. Girard, 1931.

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XXe siècle

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