Christian de Marinitsch (1868-1954)
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Christian de Marinitsch (1868-1954)

Christian de Marinitsch (1868-1954)

 

Jeune breton, 1891

 

Huile sur toile

Signée en bas à gauche

Dimensions : 78,5 x 55,5 cm

Avec cadre : 108 x 85 cm

 

 

Cette peinture a été présentée pour le Salon de 1891. Jean Tribaldy, journaliste sur ce Salon pour La Dépêche de Brest, rapporte que Christian de Marinitsch présente un « Jeune breton » dans l’édition du 23 mai 1891 (n°1602, page 2).

Un second ouvrage confirme ses dires. Le catalogue illustré du Salon de la même année par Ludovic Bachet – qui recopie les tableaux des exposants partiellement ou en détails – contient un dessin qui représente le « Jeune breton »  de Marinitsch. 

 

 

Christian de Marinitsch représente un jeune breton posant sur le ponton d’un moulin, dans les environs de Pont-Aven. Le garçon s’accoude sur la balustrade qui surplombe un cours d’eau.

Son regard soutient celui du peintre et toise les spectateurs, fort d’une insolence lasse. Son attitude respire une assurance non feinte. C’est celle de quelqu’un qui a déjà, malgré sa jeunesse, fait l’expérience du travail. Sa tenue, des sabots et des vêtements déchirés par la l’usure, témoigne de son origine sociale.

 

 

La finesse d’exécution, précise pour le personnage, s’estompent au profit d’une touche plus impressionniste pour traiter le paysage. La scène s’inspire des environs de Pont-Aven où bien avant les peintres, les moulins et leur étonnante concentration ont fait la réputation de la ville – il s’en dénombre 14 sur les deux kilomètres qui bordent l’Aven.

 

 

Peintre autrichien naturalisé français, né à Smyrne en Turquie, il étudie à Paris dans les ateliers des célèbres Lefebvre, Bouguereau et Robert-Fleury. Christian de Marinitsch découvre la Bretagne en 1892, alors qu’il se rend à Roscoff.

 

Un peu plus tard, l’artiste s’installe à Concarneau puis à Pont-Aven où il séjourne régulièrement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Il débute au Salon de 1863 avec un « Paysan aiguisant sa faux ».

 

Il expose en 1891 (avec notre tableau, « Jeune Breton », 1893, 1895 (« Yann et les Islandais de la « Marie ») et 1896 (trois loups de mer pour lequel il se fait remarquer). Il est récompensé d’une médaille d’argent au Salon de 1891.

 

 

 

Bibliographie :

• Jean Tribaldy, art. « La Bretagne au Salon », Journal La Dépêche de Brest, 23 mai 1891.

• « De toutes les toiles reproduisant des toiles ou des personnages de la vie maritime, il en est peu d’aussi intéressantes que celles de M. de Martinisch. » Jean Tribaldy, art. « La Bretagne au Salon », Journal La Dépêche de Brest,19 mai 1896.

Catalogue illustré du Salon de 1891, Paris, éditeur Ludovic Bachet, 1891, page 187.

 

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