Charles Auguste Edelmann (1879-1950)
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Charles Auguste Edelmann (1879-1950)

Charles Auguste Edelmann (1879-1950)

(Wissembourg, 1879 – Paris, 1950)

 

Le déjeuner des parisiennes, années 1920

 

Huile sur papier marouflée sur toile.

Signée en bas à gauche

Dimensions : 38 x 55 cm

 

Notre tableau réunit trois personnages féminins, thème cher à l’artiste.  

 

Deux femmes, élégamment vêtues et chapeautées, sont attablées dans un restaurant. Elles passent commande à la serveuse, habillée de noir et de blanc, que l’on aperçoit de dos. Son reflet se devine dans une glace située au-dessus de la table ; il s’agit là peut-être d’un clin d’oeil à la célèbre scène de bar aux Folies Bergères d’Édouard Manet.

 

Le dessin, d’une grande maîtrise, se répand dans le détail des tenues de ces parisiennes. Le sujet, à ne pas s’y tromper, est bien l’élégance de ces dames en escapade dans les cafés de la capitale. La scène est vivante et animée ; elle semble naturelle et spontanée, comme saisie sur le vif.

 

 

Originaire d’Alsace,  Edelmann étudie à l’école des Beaux-Arts de Paris. Il est l’élève de Jean-Léon Gérôme et de Ferdinand Humbert. 

 

Une fois diplômé, il expose au Salon des Artistes Français de Paris ainsi qu’en Alsace, à l’Union des Artistes Alsaciens de Strasbourg et à Mulhouse.

 

Après une première période anecdotique puisant dans un thème misérabiliste, il change de genre et devient  le témoin privilégié de la femme urbaine et moderne. Il portraiture la Parisienne au marché, au bar, chez la modiste avec un sens du croquis juste et saisissant. Il sait traduire avec aisance et liberté, comme dans un instantané, l’attitude de ses personnages.  

 

À force de dessins pris sur le vif,  il se tourne naturellement vers l’illustration ; il dessine pour les nombreux ouvrages des grands écrivains – de Balzac à Musset en passant par Courtine et Oscar Wilde. En outre, il réalisa aussi de nombreux panneaux décoratifs. Dans les années 1920, les acquisitions de l’État sont régulières ; elles ornent des lieux prestigieux comme le Palais de l’Élysée, la Chambre des députés et les Ambassades.

 

 

Bibliographie : 

. Gérard Schurr, Les Petits Maitres De La Peinture, Valeur De Demain – 1820/1920, Paris, Les Editions de l’amateur, 1976, 150 pages

. Gérard Schurr, Pierre Cabane, Dictionnaire des petits maîtres de la peinture, 1820-1920, t. II, Paris, Les Editions de l’amateur, 1996.

. François Lotz, Artistes-peintres alsaciens de jadis et de naguère : 1880-1982, 1985, Paris, édition Printek, 690 pages  

 

Musées : 

. À Paris : Centre Pompidou, Centre national d’art moderne et contemporain

. En France : Strasbourg, musée d’art moderne et contemporain

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accueil, XXe siècle

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